Voici un commentaire suite à la lecture de quelques ouvrages au sujet de Gandhi. L'auteur a choisi de parler de Gandhi au présent à certains moments.

Le 30 Janvier 1948 Mohandas Karamchand Gandhi surnommé le Mahatma, « grande âme », après avoir fait l’objet de cinq tentatives d’assassinat, est abattu à Delhi, alors âgé de 79 ans. Des extrémistes mais aussi certains hindous lui reprochent entre autres sa bonté vis-à-vis des musulmans.
Cet homme, tout au long de sa vie fait preuve d’universalité. Très vite il est de toutes les luttes contre les lois injustes qu’il réprouve, tout cela sans aucune violence. Il s’y oppose avec détermination, brave les interdits notamment au moment où il réclame aux anglais l’indépendance de l’Inde. Il y a aussi la marche du sel en 1930 et cette fameuse désobéissance civile. Il met sa vie biologique en danger en faisant de nombreuses grèves de la faim qu’il utilise comme armes contre le pouvoir.
J’ai le sentiment qu’il avait compris que l’homme n’est pas fait pour subir des lois injustes et que l’on ne peut pas vivre pleinement son bonheur lorsqu’à côté de soi il y a des êtres malheureux. Il avait un grand sens de la responsabilité individuelle.
Tous ces faits et d’autres encore me font considérer Gandhi comme un homme d’une haute humanité, d’un prophétisme doté une autorité naturelle.

On ne peut parler de prophète sans faire référence à La Bible ou au Coran ou à la Révélation d’Arès ou à d’autres Ecrits dont certaines personnes n’ont pas connaissance ou une connaissance superficielle. Mais on peut parler de prophétisme, celui qui sommeille en chacun de nous.
Le prophétisme n’est-ce pas user de la capacité de choisir ce que l’on veut être pour le bien de tous ? Gandhi tient de ce prophétisme-là.
Il change sa vie, se dévoue pour les autres, intègre en lui l’absence de jugement que certains appellent le non–jugement. Il a dit à peu près ceci : « Je me sens frère de tous les assassins parce que si je m’étais trouvé dans la situation qui a fait d’eux des assassins, j’aurais pu commettre les mêmes actes ».
Audacieux, il se libère de la peur. Quand on sait qu’aimer c’est se libérer de la peur, on peut penser que Gandhi vivait l’amour universel même si ce mot n’a jamais été ou peu utilisé à son sujet. Sinon d’où lui viendrait cette grande lucidité, cette force d’âme ?

Le souvenir de la vie de Gandhi reste dans le cœur et dans l’esprit de beaucoup d’hommes c’est la preuve qu’en tuant Gandhi son assassin n’a pas tué son prophétisme.
Il m’arrive de me dire : S’il avait la possibilité de pardonner à son assassin, le ferait-il ?
Je note que la découverte de la vie de Bouddha, celle de Jésus et de Mahomet, et peut-être d’autres, ne fait pas de lui un être religieux. Il devient un homme d’une haute humanité, un être soucieux de faire le Bien, un être spirituel.

Le prophétisme de Gandhi, comme celui de Jésus, de Martin Luther King - tué lui aussi en 1968 - et d’autres hommes de grande envergure attend que chacun de nous se lève pour poursuivre, selon ses possibilités, l’œuvre inachevée : changer sa vie en Bien et créer peu à peu un monde nouveau de paix, d’amour, de pardon, de justice, d’intégrité et aussi de joie.
La société spirituelle et matérielle prônée par ces hommes et dont il est fortement question dans La Révélation d’Arès reste à accomplir.

Nicaise