samedi 2 mai 2009
La paix au bout du chemin
Les conflits perdurent dans le monde.
À certains moments, quand les journaux télévisés ne font plus leur Une sur les conflits en Afrique, au Moyen-Orient, en Indonésie, en Amérique du sud, ailleurs, on se prend à penser qu’une accalmie s’installe, que les hommes réussissent à résoudre leurs différents autrement que par les armes. Et puis ça recommence, les mêmes images reviennent à l’assaut de notre optimisme pour nous ramener à la réalité : l’avidité puis la vengeance sans fin continuent à nourrir les conflits tout autour de la terre.Cette actualité internationale inquiétante et persistante ne doit pas masquer le fait que cette violence n’est pas si loin de nous. Il est vrai que notre région, l'Europe, et que notre pays, la France, ne connaissent plus de conflits sanglants de grande ampleur depuis soixante ans. Pourtant, la violence est toujours en nous et autour de nous. Elle s’exprime d’abord en soi, de mille et une façons, mais aussi au cœur même de nos familles par les violences conjugales ou parentales, on la trouve dans la rue par la délinquance, l'indifférence, la violence routière, etc., dans nos écoles, nos prisons, nos commissariats, parfois même nos hôpitaux ou nos administrations.
La violence n’est pas uniquement celle qu’on nous présente comme fatale, liée à l’impulsivité non maitrisée, elle est aussi souvent froide, calculée, sûre de son bon droit.
Un juge peut être violent envers des innocents, en utilisant la loi pour les punir d’un crime qui n’est pas le leur. Une administration peut être violente quand elle coupe l’électricité à une famille qui a perdu pied financièrement. Les exemples des terribles pressions que des hommes peuvent faire subir à d’autres hommes, sans utiliser leurs poings ou leurs fusils, ont déjà noirci des livres et des livres qui dénoncent les méfaits d'un système trop souvent aveugle et inhumain.
Alors que faire ?
Perdre le moral ?
Non ! Nous ne pouvons nous résoudre à baisser les bras et nous résigner car la nature de l'homme est active, il n’y a pas de vie passive, sinon elle s'étiole, puis disparaît.
Agir pour changer les choses ? Oui, bien sûr, et toute action allant dans le sens de la vraie justice, celle du cœur, ne peut que permettre d’améliorer les choses, même si ce n’est que temporairement et localement. Sarments de paix souhaite s'en faire l'écho le plus souvent possible.
Mais enfin, n’y a-t-il pas une solution plus radicale ? Une solution politique par exemple ?
Sans doute que la politique devra encore longtemps assumer un rôle pour gérer cette violence, tenter d’en limiter les effets et d’en protéger les faibles. Mais la politique a-t-elle seulement la volonté d’aider l’homme à se libérer de sa violence ? N’est-elle pas violente elle-même ?
S’il n’y a pas de solution politique, où nous tourner ? Vers la science ?
Mais malgré le confort matériel, les outils technologiques, la médecine toujours plus perfectionnée, le bonheur ne semble atteint par aucune civilisation dans le monde, même par celles que l’on considère comme les plus « développées ». On se demande même si nous ne sommes pas devenus esclaves de notre matérialisme à un point où nous ne savons plus apprécier les joies simples de la vie. Des expédients comme l'abus de drogues, d'alcools, de sexe, de jeux, etc., viennent essayer de compenser notre manque de bonheur, mais n’y arrivent finalement jamais, et au contraire nous rendent encore plus esclaves et dépendants.
Que reste-t-il alors ? La religion ?
Mais n’est-elle pas elle-même une source de conflit quand elle s’érige en vérité absolue et qu’elle rejette les autres approches ou traditions religieuses ? Finalement, les religions auraient eu largement le temps de changer le cœur de l’homme si elles avaient su s’y prendre. Le christianisme par exemple, avec les valeurs spirituelles prônées par l’Évangile, aurait pu véritablement les enseigner et amener progressivement le peuple à s’élever au-dessus des lourdeurs archaïques et barbares. Mais il faut l’avouer, les religions n’y ont pas cru assez elles-mêmes et ont fini par renoncer devant les difficultés évidentes que l’homme éprouve pour se changer.
Il nous faut donc reprendre la lutte du bien sur le mal.
Non par la politique et son cortège de lois qui n’ont jamais changé les hommes, non par la religion et ses promesses jamais honorées qui ont abusé les hommes. Non par la science qui ne fait qu’effleurer les vrais problèmes.Mais par la vie spirituelle libre et active sur soi et autour de soi, c’est ce que nous dit en substance La Révélation d’Arès, en redonnant vie aux grands thèmes délaissés que sont la bonté, l'amour, le pardon, la liberté, pourtant depuis toujours prônés par la Bible et le Coran.
Dieu, créateur de toutes choses, celui qui a créé la vie qui est en chacun de nous, ce Père, comme l’appelait Jésus, veut que les hommes accomplissent sa Parole, Parole de paix et non de guerre, de fraternité et non d'hostilité.
Sa Parole révélée nous apprend que chaque vie est potentiellement porteuse d’une parcelle de l’œuvre divine, et donc que chaque vie détruite est une atteinte à notre propre avenir.
Un homme de foi se doit plus que tout autre de préserver la vie – hommes, femmes et enfants – qui, quelles que soient leur religion, croyance ou incroyance, sont tous des fils et des filles de Dieu. Ce point essentiel doit faire réfléchir et invite tout croyant ou homme de bien à prendre du recul en cas de conflit, pour ne pas succomber à la violence, pour au contraire se dépasser afin d’établir un vrai dialogue, chercher une solution au problème, notamment en s’appuyant sur des valeurs spirituelles.
Mais trop d’hommes choisissent hélas encore l’autre option : celle de la loi du plus fort, qui peut aller jusqu’à la destruction physique de l’interlocuteur. C’est ce que croient bon de faire, contre l’avis de beaucoup le plus souvent, ceux qui choisissent les armes, pour quelque cause que se soit, en mettant un terme radical à un vrai dialogue. Comment ne pas trembler pour tous ceux qui ont conçu, mis en œuvre, soutenu, participer à ces actions profondément anti-évangéliques, comme s’il n’y avait pas d’autres solutions ? Le pouvoir de détruire qu’a l’homme est énorme, mais à contrario, son pouvoir de changer est tout aussi énorme.
Ne tombons surtout pas dans le jugement, attachons-nous à l'essentiel : changer ce monde.
Bien sûr, l’approche spirituelle peut être profondément dérangeante car « tu ne tueras point », « tu aimeras ton prochain comme toi-même », « tu aimeras tes ennemis », tous ces commandements évangéliques dont se réclame la chrétienté, ou même l’humaniste athée d’inspiration chrétienne, ne peuvent que troubler profondément ceux qui, même dans un aveuglement passager, veulent enfreindre ces préceptes sacrés.
L’homme a décidément rangé dans des tiroirs les outils pourtant simples de son véritable bonheur.
Heureusement, Dieu a parlé en France en 1977, à un homme, Michel Potay, appelé depuis le frère Michel. Son message est retranscrit par le témoin dans ce livre : La Révélation d’Arès. Le Père de tout l’univers enseigne avec une force d'évocation exceptionnelle qu'il est à l'origine des missions prophétiques d'Abraham, de Moïse, d’Élie, de Jésus bien sûr mais aussi de celle de Mouhamad ou de Zarathoustra. Il nous éclaire sur le fait que l’homme ne trouve pas le salut à cause de sa croyance, mais à cause de la portée des actes de bien qu'il accompli. C'est un point essentiel qui doit nous encourager de façon décisive à toujours agir pour le bien de tous.
La vie terrestre est courte. Nous devons nous encourager à reconsidérer nos problèmes non plus sous l’angle religieux personnel, culturel, traditionnel – car la culture politique, religieuse, idéologique cherche toujours à dominer sur les autres – mais sous l’angle spirituel du salut du monde et donc de notre salut.La vraie force n’est pas dans celui qui a peur et qui veut faire peur aux autres pour échapper à sa propre peur, non, la vraie force est dans celui qui crée, qui évolue, qui change pour vivre mieux sans pour cela rendre les autres esclave, mais au contraire en les libérant pour qu’eux-mêmes deviennent créateurs et changent aussi pour construire une civilisation réellement fraternelle et heureuse.
Ne devons-nous pas apprendre à partager entre tous, l’héritage matériel et spirituel que le Père nous a donné ?
Nos richesses, aussi bien intérieurs qu’extérieur ne doivent-elle pas cesser d’être des convoitises pour devenir des ressources au service du bien commun de l’humanité ?
Chacun d’entre nous, croyant ou non croyant, quelle que soit notre culture politique, religieuse de départ, nous pouvons montrer des qualités spirituelles que peu d’hommes connaissent. Nous pouvons trouver en nous un génie créateur qui mis bout à bout permettra, progressivement, à l’homme de se sortir de son adolescence tourmentée pour devenir adulte, debout, digne, sublime même.
Quittons avec joie nos mauvaises habitudes destructrices, chacun verra alors ce que l’homme peut faire de nouveau, de beau.
Les hommes attendent autre chose de leur existence, car finalement, ils sentent bien au fond d’eux-mêmes, qu’une autre vie est possible.
Vincent