Pour la deuxième année consécutive, plus de 120 imams et rabbins du monde entier se sont retrouvés lors d'un congrès pour affirmer qu'il n'existe pas de conflit inhérent entre l'islam et le judaïsme, bien au contraire.

Le premier congrès s'était tenu du 3 au 6 janvier 2005 à Bruxelles en Belgique, il avait déjà permis de réunir plus d'une centaine de rabbins et d'imams repré­sen­tants des communautés juives et musulmanes de 34 pays, d'Afrique, d'Asie, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Amérique.
Ils avaient alors affirmé pendant ces quatre jours leur détermination à développer le dialogue et la collaboration entre l'Islam et le Judaïsme.
De questions ont fait l'objet de tables rondes comme : "Comment combattre les extrémismes au sein de nos propres communautés ?", des ateliers thématiques ont permis d'envisager des pistes pour promouvoir la paix entre les communautés juives et musulmanes, par exemple : "Travail sur le recensement des textes sources de division et de violence pour y apporter une interprétation éclairée et recontextualisée."

Le congrès de 2006 s'est déroulé du 19 au 22 mars à Séville en Espagne et a notamment été l'occasion de faire avancer le projet de comité permanent pour le dialogue judéo-musulman, déjà annoncé l'année précédente.

Ces rencontres ont été proposées et organisées par une fondation suisse "hommes de parole".